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Les sels de voirie

Le mélange sable-sel, pour réduire la consommation de sels de voirie

L’eau du lac St-Augustin et le sel de déglaçage ne font pas bon ménage ! Certes, le sel est nécessaire pour assurer la sécurité routière en faisant fondre rapidement la neige et la glace qui autrement s’accumuleraient sur nos routes. Toutefois, les eaux de ruissellement qui en résultent, transportent ce sel vers le lac, si elles proviennent du réseau routier situé dans son bassin versant.

Les chercheurs de l’Université Laval ont constaté que la présence de sel dans l’eau du lac augmentait graduellement avec les années et ils ont confirmé la présence, au fond du lac, de microorganismes typiques des milieux saumâtres (mélange d’eau douce et d’eau salée).

Les baigneurs et les riverains n’en voient pas encore les conséquences car c’est surtout le fond du lac qui est salé, l’eau salée étant plus lourde que l’eau douce. En fait, l'augmentation de la teneur en sel dans le lac favorise sa stratification en couches plus ou moins distinctes, qui ne se mélangent plus ensemble, ce qui entraîne une diminution importante de l’oxygène nécessaire pour la vie aquatique.

Déjà, les deux villes (Québec et St-Augustin-de-Desmaures) qui se partagent la responsabilité du réseau routier autour du lac, ont adopté et mis en œuvre une politique visant à réduire l’épandage de sel près de cette zone sensible.

Et vous, citoyens du bassin versant, aidez-nous à diminuer les sels de voirie qui cheminent jusqu'au lac.... en optant pour l'application d'un mélange de sable (abrasif) et de sel (fondant) sur votre propriété. Vous réduisez ainsi votre consommation de sels de voirie qui sont nuisibles pour la santé du lac Saint-Augustin.pensez à utiliser les abrasifs (sable, pierre concassée) plutôt que les fondants (sels) sur votre propriétés !


Article paru dans le Journal de Saint-Augustin - janvier 2016

Réduisons notre consommation de sels de voirie…pour la santé du lac !  

Au Québec, les sels de voirie composés de chlorure de sodium sont très efficaces pour assurer la sécurité hivernale sur nos routes. Toutefois, leur usage est questionné depuis qu’Environnement Canada a inscrit ce produit sur la liste des substances toxiques pour l’environnement.

Au lac Saint-Augustin, les ruisseaux tributaires  acheminent des sels de voirie dilués dans les eaux de fonte  qui proviennent de l’autoroute Félix-Leclerc,  du réseau routier municipal qui ceinture le lac ou des stationnements résidentiels ou commerciaux situés dans son bassin versant.

Le lac est considéré comme une zone sensible aux rejets de sels de voirie, car il est peu profond et possède un faible taux annuel de renouvellement de son eau. Les sels ont tendance à s’y accumuler.

Le ministère des Transports du Québec s’est penché sur les solutions à ce problème. Des  produits alternatifs  ont été testés : chlorure de calcium, acétate de potassium, jus de betterave. Ces derniers s’avèrent  moins efficaces, plus chers ou moins disponibles que le chlorure de sodium. Les abrasifs (sables ou graviers) utilisés seuls ou en mélange avec le sel constituent une alternative, sous certaines conditions météorologiques, mais ils s’accumulent dans les fossés ou les égouts.

À défaut d’alternatives viables, il faut davantage travailler sur une meilleure gestion de l’utilisation des sels de voirie. Ainsi, le ministère des Transports du Québec  propose aux municipalités la Stratégie québécoise pour une gestion environnementale des sels de voirie (SQGESV). Déjà, les deux villes (Québec et St-Augustin-de-Desmaures) qui se partagent la gestion du réseau routier autour du lac, ont adopté et mis en œuvre une politique visant à réduire l’épandage de sel près de zones sensibles. Par exemple, on concentre l’utilisation de sels aux intersections et dans les virages et on utilise des abrasifs ailleurs.

Certaines municipalités du Québec ont choisi d’instaurer des projets pilotes de   « route ou quartier blanc », lorsque la sécurité le permet. Cela se fait de concert avec la collaboration des automobilistes, qui ont dû changer leurs habitudes de conduite.

Le CBLSA vous invite à réduire votre consommation de sels de voirie sur votre propriété et à suivre les consignes des panneaux de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures dans la zone sensible autour du lac.


Article paru dans le Journal de Saint-Augustin -  février 2016

Le lac Saint-Augustin, une zone sensible aux sels de voirie

Le lac Saint-Augustin possède un faible taux de renouvellement de ses eaux. Les  polluants, notamment  les sels de voirie, ont donc tendance à s’y accumuler. 

Après l’épandage des sels de voirie sur le réseau autoroutier, routier ou sur les stationnements des résidences privées dans le bassin versant, les eaux de ruissellement qui en résultent  sont chargées en sels dissous et ont une densité plus élevée que celle de l’eau douce. Rendues au lac, elles coulent donc au fond.

Dans un lac, le brassage thermique printanier survient après la fonte des glaces, quand le soleil réchauffe l’eau de surface et que le vent effectue alors un mélange vertical de la colonne d’eau. Ce mécanisme naturel est important pour renouveler l’oxygène dans l’eau, surtout en profondeur. Par contre, en se densifiant avec l’introduction de quantités importantes de sels dissous, la couche d’eau du fond s’isole de ce mécanisme de brassage et reçoit peu d’apport d’oxygène provenant de la surface

En été, les poissons qui cherchent à fuir l’eau de surface devenue trop chaude, peuvent trouver en profondeur, des eaux plus fraîches mais pas nécessairement très oxygénées. On peut alors assister à des épisodes de mortalité massive de poissons, qui littéralement étouffent.

L’utilisation des sels de voirie demeure donc un grand problème pour les lacs urbains. Pour en réduire les impacts, on considère trois avenues principales : remplacer le sel par un substitut écologique efficace, réduire son usage à la source ou traiter les eaux salées routières avant qu’elles n’arrivent au plan d’eau.

Au lac Saint-Augustin, un projet pilote de traitement/épuration des eaux autoroutières par les plantes qui aiment le sel, a déjà été testé et les résultats furent mitigés. Pour réduire les sels à la source, différentes options sont disponibles : prévenir les pertes de sel durant son transport ou son entreposage, mieux calibrer les équipements d’épandage, notamment en utilisant des contrôleurs électroniques dans les véhicules et la télémétrie véhiculaire pour la cueillette de données, utiliser des abrasifs (sable, pierres), introduire des agents de pré-mouillage des sels, avoir recours aux stations météoroutières mobiles, former la main d’œuvre et moduler les mesures d’épandage selon les caractéristiques de la route, notamment les pentes.

Quant à la recherche sur les produits alternatifs aux sels, elle se poursuit. En attendant, le chlorure de sodium demeure toujours le champion du rapport efficacité/prix !