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10 000 ans d'histoire à la pointe nord-est du lac Saint-Augustin

Au nord-est du lac Saint-Augustin, on retrouve une forêt mature qui s’étend sur des terrains privés situés sur le territoire de la Ville de Québec. C’est un écosystème forestier d’une grande importance pour le lac, car il renferme de précieux milieux humides.

Un milieu humide est généralement inondé durant une période suffisamment longue pour influencer les composantes de son sol et de sa végétation. Il se rapproche davantage du milieu aquatique lors des inondations, mais devient presque un milieu terrestre durant les sécheresses. Il existe plusieurs types de milieux humides. Selon la cartographie de Canards Illimités, il y a au nord-est du lac, un marais, un marécage et une tourbière boisée.

Ces milieux humides ont des fonctions écologiques importantes qui protègent naturellement le lac Saint-Augustin en interceptant l’eau de ruissellement et en favorisant son infiltration directement dans le sol, sa rétention et sa filtration avant d’être retournée au lac à travers les sources souterraines.

Plus fascinant encore, il semble que ce milieu humide aujourd’hui boisé puisse nous aider à reconstruire l’histoire du lac Saint-Augustin depuis son origine il y a une dizaine de milliers d’années. Les chercheur-es de l’Université Laval pensent que la pointe nord-est était autrefois une partie intégrante du lac qui, avec les variations du niveau de son eau au cours des millénaires est devenue un marais dominé par les plantes aquatiques, puis un marécage où se sont développés les arbres.

Pour valider leur hypothèse, il leur fallait des échantillons prélevés à plusieurs mètres dans le sol. Celui-ci renferme une certaine épaisseur de sédiments organiques typiques des milieux tourbeux. Mais ce qui intéresse vraiment les chercheur-es, ce sont les dépôts lacustres plus profonds, qui datent de l’époque de la formation du lac. Ils ont même touché à la couche de sédiments marins située à environ 5 mètres de profondeur et qui proviennent du temps où la Mer de Champlain occupait une partie des basses-terres du Saint-Laurent.

Dans ce projet, le CBLSA a obtenu auprès des propriétaires l’autorisation d’accéder au terrain privé et a prêté main forte à l’équipe lors des prélèvements. Les carottes de sédiments feront l’objet d’analyses en laboratoire cet hiver dans le cadre du projet de maîtrise d’une étudiante en géographie. À suivre….