La réduction des espèces exotiques envahissantes (EEE)

QUE SONT LES ESPÈCES EXOTIQUES ENVAHISSANTES (EEE) ?

Les EEE sont des animaux ou des plantes originaires d’ailleurs, qui sont introduits au pays à travers les déplacement et qui s’adaptent parfaitement à nos conditions causant une compétition à nos espèces indigènes.

LES EEE MENACENT LA BIODIVERSITÉ DES ÉCOSYSTÈMES

La biodiversité est essentielle pour le développement naturel de tous les écosystèmes de notre planète. Une grande biodiversité augmente la stabilité et l’adaptabilité de la biosphère face aux modifications des conditions environnementales.  https://sciencesnaturelles.ch/biodiversity-explained/about_biodiversity/arguments_for_the_conservation_of_biodiversity

Le lac Saint-Augustin et son bassin versant forment un écosystème dont la biodiversité a déjà été fragilisée par les activités humaines. L’introduction des EEE ne peut que le déstabiliser davantage.

LA LUTTE CONTRE LES EEE TERRESTRES

Le CBLSA et son partenaire, la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) se penchent sur les espèces exotiques envahissantes présentes dans le bassin versant. Nous développons ensemble une stratégie de lutte et de prévention des EEE afin de préserver la biodiversité de l’écosystème déjà fragilisé du lac Saint-Augustin.

On adresse notre stratégie de lutte aux EEE terrestres du bassin versant : Le roseau, la renouée japonaise et la Berce du Caucase. 

LE MYRIOPHYLLE À ÉPIS

Pour ce qui est des EEE aquatiques, on connaît tous le myriophylle à épis qui est bien présent au lac. Le moyen de lutte à privilégier est la prévention (lavage des embarcations), car il est plus facile d’intercepter l’envahisseur avant qu’il ne s’introduise dans un plan d’eau que de le contrôler par la suite. « La lutte coûte cher sous l’eau » (Claude Lavoie: 50 plantes envahissantes).

Malheureusement, le myriophylle à épis est présent au lac depuis longtemps. Il a pris le dessus sur l’Élodée du Canada, une plante indigène. Le Myriophylle est particulièrement adapté aux conditions eutrophes du lac, notamment les fortes concentrations de phosphore dissous dans son eau. Il semble  que les plantes aquatiques submergées poussent plus rapidement quand elles absorbent les nutriments par les feuilles plutôt que par les racines.

La prévention n’est plus une option au lac et les moyens de lutte contre cette espèce exigent des précautions particulières car la plante peut se reproduire à partir de fragments qui se détachent du plant-mère et qui vont s’enraciner plus loin, contribuant ainsi à la prolifération du massif.