L'aménagement du territoire dans le bassin versant

LE CONCEPT DE VILLE-ÉPONGE

L’eau de surface est dans nos vies. Elle était là avant qu’on s’installe sur son territoire. Avec les changements climatiques, l’eau de surface se comporte différemment qu’auparavant.

Les enjeux reliés à la gestion de l’eau de surfaces visent à maximiser ses bienfaits tout en minimisant ses inconvénients. L’aménagement du territoire dans le bassin versant est une des façons d’adresser ces enjeux. On parle de plus en plus de pratiques optimales de gestion de l’eau en général et de gestion durable des eaux pluviales. 

La Ville-éponge ou penser autrement l’aménagement du territoire !

Source : https://www.aquaetgas.ch/fr/eau/eaux-us%C3%A9es/20211008_projet-ville-eponge/

LE MOUVEMENT EST DÉJÀ ENCLENCHÉ

  • Le 15 mai 2013, l’Institut national de la recherche scientifique écrivait : La gestion durable de l’eau, le défi des villes d’aujourd’hui.
  • En 2011, le COBARIC soulignait que : « Les cours d’eau organisaient déjà le territoire avant même l’apparition de l’activité humaine, laquelle doit s’y ajuster »
  • En 2021, Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale-Nationale lançait l’initiative ville-éponge qui résume la tendance à adopter en aménagement du territoire pour protéger l’eau : Favorisons le verdissement, une meilleure perméabilité des sols et la filtration naturelle des eaux pluviales dans nos villes

QUE PEUT-ON FAIRE POUR CONTRIBUER À BÂTIR UNE VILLE ÉPONGE ?

Plusieurs gestes concrets sont possibles tant au niveau de la résidence que du quartier ou du bassin versant du lac Saint-Augustin.

À L’ÉCHELLE DE LA RÉSIDENCE

  • Conserver le couvert végétal en place
  • Végétaliser en ajoutant des arbres, des arbustes et des plantes herbacées plutôt que du gazon
  • Déconnecter la ou les gouttière du drain de fondation et évacuer l’eau du toit dans un espace végétalisé comme un plate-bande ou un jardin de pluie  Dépliant à consulter
  • Installer des barils d’eau pour récupérer l’eau de pluie pour l’arrosage sur le terrain
  • Limiter la compaction du sol
  • Couvrir rapidement les sols que l’on perturbe ou qui deviennent à nu pour éviter l’érosion
  • Favoriser les surfaces perméable dans l’aménagement du terrain (pierre, gravier, pavé perméable, etc.)
  • Tondre la pelouse à 8 cm ou 3 pouces

À L’ÉCHELLE DU QUARTIER

  • Conserver les arbres matures
  • Végétaliser en ajoutant des végétaux notamment des arbres de rues à planter dans des bonnes conditions pour assurer leur survie
  • Minimiser la largeur des rues et les surfaces imperméables en général
  • Implanter des aires de biorétention et des phytotechnologies pour l’épuration des eaux pluviales

À L’ÉCHELLE DU  BASSIN VERSANT

  • Minimiser les rejets directs au lac Saint-Augustin
  • Éviter de canaliser les fossés routiers
  • Limiter l’imperméabilisation à 10%
  • Créer des zones tampons et conserver celles qui sont déjà en place (les milieux humides, les boisé et les forêts)

 

PLANIFIER AUTREMENT

  • Favoriser l’infiltration de l’eau de pluie là où elle tombe
  • Éviter d’évacuer tout vers des bassins de rétention
  • Favoriser une gestion de l’eau pluviale plus près de sa source
  • Capter, retenir, récupérer et réutiliser l’eau de pluie
  • Disperser l’eau qui ruisselle et la ralentir
  • Dévier l’eau de pluie vers des «zones végétalisées, des sols perméables, des bassins de rétention et de traitement AVANT QU’ELLE ENTRAÎNE DES POLLUANTS ET DES SÉDIMENTS au lac Saint-Augustin.
  • Diminuer et fragmenter les surfaces imperméables

 

POUR RÉTABLIR L’ÉQUILIBRE NATUREL DU CYCLE DE L’EAU EN VILLE !