Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

La lutte contre les plantes exotiques envahissantes (PEE)

Les plantes exotiques envahissantes (PEE) représentent une menace pour la biodiversité des milieux naturels, dont le lac Saint-Augustin. La biodiversité d’un écosystème, c’est ce qui le maintient fort et résilient pour affronter les changements qui menacent son équilibre.

Pour établir une stratégie de lutte efficace, il faut d’abord identifier les espèces et les colonies dans le bassin versant, puis comprendre leurs façons de se propager.

La plupart des espèces envahissantes se reproduisent de deux façons : Leurs graines sont dispersées par le vent, les animaux et les humains, et leurs réseaux de racines sont vigoureux, s’enfoncent souvent très profondément dans le sol ou forment des rhizomes qui s’étendent loin loin du plant-mère pour implanter de nouveaux plants.

Le contrôle s’effectuera donc sur les fleurs pour éviter la dispersion des graines et sur les les feuilles, pour couper leur exposition au soleil qui est nécessaire pour la photosynthèse.

La première tactique à essayer, c’est l’arrachage manuel de ces parties de la plante. Généralement, quand la colonie est bien établie, ça ne vaut pas la peine d’arracher manuellement les racines car elles sont trop profondes, on ne fait qu’effleurer le problème.

Dans certains cas, on aura recours à la pelle mécanique pour retirer le plus de racines possible avant d’apposer une bâche au sol pour plusieurs année tout en surveillant les repousses qui voudraient lui échapper pour trouver le soleil !

C’est une opération de suivi continu qui doit être implantée sur les terrain publics, mais aussi sur les terrains privés.

Le CBLSA peut vous accompagner dans la lutte contre les PEE sur votre propriété.  Apprenez à les reconnaître !

Roseau commun
Renouée du Japon
Fleurs de renouée japonaise
Berce du Caucase (MELCC)
Pétasite du Japon
Fleurs du pétasite du Japon

QUE SONT LES PLANTES EXOTIQUES ENVAHISSANTES (PEE) ?

Les PEE sont des animaux ou des plantes originaires d’ailleurs, qui sont introduits au pays à travers les déplacement et qui s’adaptent parfaitement à nos conditions causant une compétition à nos espèces indigènes.

LES PEE MENACENT LA BIODIVERSITÉ DES ÉCOSYSTÈMES

La biodiversité est essentielle pour le développement naturel de tous les écosystèmes de notre planète. Une grande biodiversité augmente la stabilité et l’adaptabilité de la biosphère face aux modifications des conditions environnementales.  https://sciencesnaturelles.ch/biodiversity-explained/about_biodiversity/arguments_for_the_conservation_of_biodiversity

Le lac Saint-Augustin et son bassin versant forment un écosystème dont la biodiversité a déjà été fragilisée par les activités humaines. L’introduction des PEE ne peut que le déstabiliser davantage.

LA LUTTE CONTRE LES PEE TERRESTRES

Le lac Saint-Augustin et son bassin versant forment un écosystème interrelié. Tout ce qui se passe dans le bassin versant affecte le lac.

Nos efforts pour conserver la biodiversité dans le bassin versant sont des pas qui contribuent à la revitalisation !

LE MYRIOPHYLLE À ÉPIS

Pour ce qui est des PEE aquatiques, on connaît tous le myriophylle à épis qui est bien présent au lac. Les spécialistes préconisent la prévention (lavage des embarcations) comme moyen de lutte, car il est plus facile d’intercepter l’envahisseur avant qu’il ne s’introduise dans un plan d’eau que de le contrôler par la suite. “La lutte coûte cher sous l’eau” (Claude Lavoie: 50 plantes envahissantes).

Malheureusement, le myriophylle à épis est présent au lac depuis longtemps. Il a pris le dessus sur l’Élodée du Canada, une plante indigène. Le Myriophylle est particulièrement adapté aux conditions eutrophes du lac, notamment les fortes concentrations de phosphore présentes dans son eau et ses sédiments. Il semble  que les plantes aquatiques submergées poussent plus rapidement quand elles absorbent les nutriments par les feuilles plutôt que par les racines.

La prévention n’est plus une option au lac et les moyens de lutte contre cette espèce exigent des précautions particulières car la plante peut se reproduire à partir de fragments qui se détachent du plant-mère et qui vont s’enraciner plus loin, contribuant ainsi à la prolifération du massif.

Le contrôle du myriophylle impliquera des ressources importantes. Il est impératif de réfléchir ensemble à des objectifs claires et à des moyens financiers.

Devenez membre !

En devenant membre du Conseil de bassin du lac Saint-Augustin, vous appuyez la revitalisation du lac Saint-Augustin !  Nous vous tiendrons au courant par courriel.